Aujourd’hui, baby, on parle de sociologie du corps…

Oh, yeah

La vie est curieuse.
Tenez, pas plus tard que la semaine dernière, alors que je plongeais avec délectation mes pieds (meurtris par des heures de destreza vectorielle) dans une fontaine publique, jouissant par là même d’un privilège offert par mes impôts de sale bourgeois esclavagiste, un homme fort véhément dans son verbe me prit à parti, affirmant que mon attitude n’était pas « correcte », qu’elle pouvait choquer les enfants, faire rougir un dijonnais et forcer un breton à stopper la picole. Vous me connaissez, amis internautes, j’ai utilisé le mépris. Car le dijonnais n’a honte de rien, c’est absurde d’affirmer le contraire. Mais…

Et bien le bonhomme s’est accroché et j’ai du enclencher la seconde vitesse du Carrousel pour lui expliquer, en substance, que j’avais chaud, déjà, et qu’il était bienheureux qu’il ne fasse pas froid car mes pieds irait ailleurs, dans un endroit que la décence m’interdit de nommer.

Je parle bien sur d’une paire de babouches, bande de dégénérés !

La discussion aurait été anodine, symptomatique des entretiens que le Carrousel occupe avec des « villani » bolchéviques du dimanche, si le  bonhomme ne m’avait pas asséné, avec force mouvement rotatifs de bras, que mon comportement n’était pas naturel. Pouf, comme ça, se rafraîchir les pieds, c’est pas naturel. C’est un peu comme si je disais « t’es un français du sud, tu ne dis pas de conneries ». C’est bizarre à l’oreille et au cerveau.

Et puis l’idée a fait son chemin. Parce qu’au fond, c’est quoi « naturel » ? Et puis le cerveau se mit à tourner, et après une nuit de débauche, la question finale se fit claire. Les Arts Martiaux, au fond, c’est naturel ou pas ? Taper sur ses congénères est-il un instinct, ou un acquis ? Cependant, pour comprendre comment on en arrive là, il faut retracer un parcours que les moins de 20 ans ne peuvent pas comprendre,que les moins de 30 ont vécus avec un coup dans le pif et que les moins de 40 piges ont vécus avec le coup dans le pif ET un t-shirt Cradle of Filth. Car figurez-vous, mes très chers lecteurs AMHEteurs, qu’il fut une époque où l’escrime était opposée selon deux camps antithétiques. Le combat instinctif et l’autre, pratiqué par ceux qui soupiraient à l’énoncé du premier.

Mais c'est le Dude !

Le dude, lui, est instinctif

Dans ce conflit, deux camps, deux familles d’égale, non, d’inégale dignité.

  • D’un côté, les Capulets étaient les partisans de la technique (tɛknik), la sacro-sainte technique, la seule vraie approche des arts martiaux. Si ya pas technique, ya pas art martial. (Le pire, c’est que ça se défend, étant donné ce que je vais raconter dans ce billet).
  • Les Montaigus, les autres, les gens sales, c’étaient les gens qui vendaient l’escrime instinctive. Celle que le corps pratique naturellement. Vous savez, comme la cuisine, une chose naturelle qui demande de faire un feu naturel pour faire cuire des ingrédients naturels et de la viande naturellement morte suite à un impact avec un projectile ou une arme naturelle. (Non, je ne parlerais pas des gâteaux naturels. La pâtisserie instinctive est un truc qui me dépasse totalement mais cependant parfaitement maîtrisée par mon chien quand il fout le nez dans un sac de farine).

Et là, la question se pose : comment une technique, faisant appel de surcroît à des objets manufacturés suite à un processus tout ce qu’il y a de non naturel (ahhh, la pollution de la métallurgie de masse à Nuremberg au XVe siècle) pourrait être « naturelle » ? Ben en fait, c’est tout simple: les techniques ne sont jamais naturelles et instinctives. Et ce qui est vrai pour les techniques s’avère encore plus criant pour les techniques du corps. Ces dernières ne sont pas instinctives, mais, au contraire, profondément liées au milieu social, culturel et éducatif qui les voit naître, se diffuser et disparaître. Vous en doutez ? Essayez de faire un demi-tour militaire anglais « naturellement » pour voir. Et on en reparle.

Et là, j’invoque le grand ancien Marcel Mauss. Car lui, il a parlé de cette problématique, il en a même défini les contours avant tout le monde et de manière très fine, dans un simple article intitulé « les techniques du corps ». Article qu’on peut trouver ici, au moment où votre serviteur écrit ces lignes.

Marcel Mauss, avec sa barbe de toulousain !

L’article est peu long, très clair et mérite le détour, je vous conseille donc de le lire pour comprendre ce que je raconte plus loin. Et il convient aussi de faire une brève présentation du bonhomme. Marcel Mauss est à l’anthropologie historique et globalement à l’anthropologie tout court ce que les USA sont au proche orient. En un mot, M. Mauss est responsable de tout. Ou presque. On va me rétorquer qu’il y en a d’autres, je balaie ces arguments d’un revers de babouche. Quand on écrit quasiment coup sur coup « essai sur le don » et « les techniques du corps », on est un génie, avec 100 ans d’avance sur tout le monde. Sans Marcel Mauss et ses travaux, on aurait peu ou pas compris les mécanismes subtils de la féodalité, du lien homme à homme, de l’esclavage, du servage ou de la transformation du russe en moujik. Ouaip, rien que ça.

M. Mauss est aussi un enfant de son temps. En lisant l’article, vous avez du vous en rendre compte: il racialise un peu, il nationalise beaucoup et utilise des outils qui font aujourd’hui trembler le plus hardi des bourdieunautes, avec raison. Mais cette nationalisation/racialisation des techniques est fortement liée à l’idée de départ: les techniques du corps, que M. Mauss nomme de juste manière « habitus » dans une phrase de l’article, ne sont pas des universaux qui vont d’eux même. Et le sujet est toujours d’actualité. Prenez, par exemple, cet article traitant de la formation au sprint moderne chez nos amis nippons. A un moment, on peut lire:

Nous avions une façon de courir incorrecte, importée des techniques européennes ou américaines, alors que notre physionomie est différente. Pour courir vite, ils doivent monter les genoux, alors que nous pointons nos genoux vers l’avant. […] Notre bassin est plus étroit, en rétroversion. Nous genoux montent déjà naturellement, pas besoin de se concentrer là-dessus

L’auteur de cette phrase est Tsuchie Hiroyasu , un ancien sprinter de niveau international, recordman asiatique et préparateur de l’équipe japonaise d’athlétisme. Et que nous explique Tsuchie sama ? En substance, que la course n’est PAS une disposition naturelle. Il rejoint d’ailleurs sur cette ligne ce brave Pierre Abélard. Et comme la course n’est pas une disposition naturelle, elle est influencée par les légères différences physiques. En fait, la course est un savoir, construit, évoluant, une science de la course, qui, manifestement, est légèrement différente selon le pays.

Marcel Mauss avait été bien plus loin.

Il avait avancé que ces différences ne sont pas seulement physiques, elles sont culturelles. Prenons un extrait de son brillant propos:

Une anecdote à propos de la marche. Vous savez tous que l’infanterie britannique marche à un pas différent du nôtre : différent de fréquence, d’une autre longueur. Je ne parle pas, pour le moment, du balancement anglais, ni de l’action du genou, etc. Or le régiment de Worcester, ayant fait des prouesses considérables pendant la bataille de l’Aisne, à côté de l’infanterie française, demanda l’autorisation royale d’avoir des sonneries et batteries françaises, une clique de clairons et de tambours français. Le résultat fut peu encourageant. Pendant près de six mois, dans les rues de Bailleul, longtemps après la bataille de l’Aisne, je vis souvent le spectacle suivant : le régiment avait conservé sa marche anglaise et il la rythmait à la française. Il avait même en tête de sa clique un petit adjudant de chasseurs à pied français qui savait faire tourner le clairon et qui sonnait les marches mieux que ses hommes. Le malheureux régiment de grands Anglais ne pouvait pas défiler. Tout était discordant de sa marche. Quand il essayait de marcher au pas, c’était la musique qui ne marquait pas le pas. Si bien que le régiment de Worcester fut obligé de supprimer ses sonneries françaises. En fait les sonneries qui ont été adoptées d’armée à armée, autrefois, pendant la guerre de Crimée, furent des sonneries « au repos », la « retraite », etc.

Mein Gott ! Des manières de marcher au pas différentes ! Pire encore, des méthodes tellement différentes, tellement ancrées dans le corps et les habitudes (quel cabotin, ce Carrousel) des troupes qu’elles ne pouvaient PAS défiler en utilisant des méthodes autres. Et pourtant, on ne peut pas dire que le monde militaire est un monde où on ne force pas les gens à quitter des habitudes corporelles innées (genre courir dans l’autre direction des coups de feu), au contraire. L’exemple tend à montrer, et M. Mauss s’appuie dessus, que la culture modèle aussi bien la technique que le corps.

Habitus a similitudine pastorum qui dum armenta pascunt fustibus innituntur

Pour illustrer ce lien capital entre la technique et la culture, l’auteur utilise un exemple assez séduisant, et que j’adore personnellement: celui de la chasse aborigène. A travers un bref exposé, Mauss montre que la chasse, activité physique, est intrinsèquement couplée à d’autres contingences, aussi bien physique que magiques. Mauss utilise une sainte trinité pour décrire ceci : « Acte technique, acte physique, acte magico-religieux« . La chasse est un geste technique, car c’est un geste construit, qui s’apprend et se transmet. C’est un geste physique car il fait appel au corps et à ses forces comme à ses limites. C’est un geste religieux, car il s’insère dans la mystique et la cosmologie aborigène.

 Un de ces rituels de course, observé voici cent ans, est celui de la course au chien sauvage, le dingo, dans les tribus des environs d’Adélaïde. Le chasseur ne cesse pas de chanter la formule suivante :

  • frappe-le avec la houppe de plumes d’aigle (d’initiation, etc.),
  • frappe-le avec la ceinture,
  • frappe-le avec le bandeau de tête,
  • frappe-le avec le sang de la circoncision,
  • frappe-le avec le sang du bras,
  • frappe-le avec les menstrues de la femme,
  • fais-le dormir, etc.

Dans une autre cérémonie, celle de la chasse à l’opossum, l’individu porte dans sa bouche un morceau de cristal de roche (kawemukka), pierre magique entre toutes, et chante une formule de même genre, et c’est ainsi soutenu qu’il peut dénicher l’opossum, qu’il grimpe et peut rester suspendu à sa ceinture dans l’arbre, qu’il force et qu’il peut prendre et tuer ce gibier difficile.

Ça ressemble aux rituels de chasse occidentaux ? Genre à la chasse à courre ? Non, on est relativement d’accord, je pense. Du coup, difficile de dire qu’il y a UNE chasse. De la même manière qu’il est difficile de dire ou d’avancer qu’il y a UNE escrime ou UNE lutte. A vrai dire, on ne peut même pas dire qu’il y ait juste des manières différentes d’aborder la même matière, car nous ne sommes pas en face de concepts unique. Nous sommes en face de pratiques fondamentalement différentes, dans leur pratique ET dans leur finalité.

Il y a donc DES escrimes, DES luttes, DES équitations. Qui ne répondent pas forcément à des contingences pratiques mais aussi, et surtout à des contingences culturelles et sociales.

Tenez, prenez l’image de Paulus Hector Mair que j’ai mise plus haut. L’auteur y décrit une garde en utilisant le mot « Habitus » et en décrivant la posture (du moins dans le texte latin) avec une image culturelle très forte: celle d’un berger qui se repose sur son bâton pendant que ses animaux se nourrissent. On est en plein dans le référencement culturel ici. L’auteur utilise une image, un archétype, pour expliquer une posture qui, à fortiori, n’a RIEN à voir avec les contingences matérielles du brave berger susnommé. Et les sources sur les arts martiaux anciens en sont pleines, de ces descriptions qui nous semblent étranges. Tenez, prenez-ça, par exemple:

Une technique se nomme krawthacke et provient de la porte de fer. La pointe au sol, elle monte directement vers l’adversaire et redescend aussi vite. Elle est forte si on parvient à l’amener simultanément à des marches vers l’avant: à chaque pas l’épée doit remonter.

Ms 3227a, f°47r, traduction personnelle

Hou hou. Passionnant. Un geste clairement décrit et qui porte le nom de krawthacke. Ou krauthacke. Appelé aussi, littéralement, « houe à herbes » ou « binette », même si c’est réducteur. Réducteur ? Oui, car on a aucune image de l’instrument, mais une description du geste. C’est même le monde à l’envers. Pourquoi je vous raconte ça ? Parce que Marcel Mauss en parle dans son article. Bon, ok, pas de la « krawthacke ». Mais des bêches et des variations que peuvent induire les outils sur les « habitudes » (oh oh oh, je m’amuse moi même).

Un exemple : pendant la guerre j’ai pu faire des observations nombreuses sur cette spécificité des techniques. Ainsi celle de bêcher. Les troupes anglaises avec lesquelles j’étais ne savaient pas se servir de bêches françaises, ce qui obligeait à changer 8 000 bêches par division quand nous relevions une division française, et inversement. Voilà à l’évidence comment un tour de main ne s’apprend que lentement. Toute technique proprement dite a sa forme.

Car oui, les outils ne sont pas non plus universels. Comme le rappelle bien Mauss, encore et toujours:

Il y a les gens qui ont des tables et les gens qui n’en ont pas. La table, la « trapeza » grecque, est loin d’être universelle. Normalement, c’est encore un tapis, une natte, dans tout l’Orient. Tout ceci est assez compliqué, car ces repos comportent le repas, la conversation, etc. Certaines sociétés prennent leurs repos dans des positions singulières.

C’est F.A.S.C.I.N.A.N.T. Non seulement nous avons une analogie entre un outil traditionnel et une gestuelle d’escrimeur, mais en plus, nous avons une description qui permet de faire de la VRAIE archéologie du geste de l’agriculteur. Peu importe que cela marche ou pas, ce qui est important, c’est qu’un auteur utilise à un moment de l’histoire cette description, il la couple à cette image mentale pour expliquer un geste. Une technique qui est ancrée dans un imaginaire, une culture et des « habitudes » spécifiques. Car on n’utilise pas tout à fait les mêmes outils, ni les mêmes gestuelles partout dans le monde, et à toutes les époques.

Un dernier exemple cité de M. le béni ? La nage:

Un exemple va nous mettre immédiatement au milieu des choses : nous, les psychologues, comme les biologistes et comme les sociologues. Autrefois on nous apprenait à plonger après avoir nagé. Et quand on nous apprenait à plonger, on nous apprenait à fermer les yeux, puis à les ouvrir dans l’eau. Aujourd’hui la technique est inverse. On commence tout l’apprentissage en habituant l’enfant à se tenir dans l’eau les yeux ouverts. Ainsi, avant même qu’ils nagent, on exerce les enfants surtout à dompter des réflexes dangereux mais instinctifs des yeux, on les familiarise avant tout avec l’eau, on inhibe des peurs, on crée une certaine assurance, on sélectionne des arrêts et des mouvements. […] De plus, on a perdu l’usage d’avaler de l’eau et de la cracher. Car les nageurs se considéraient, de mon temps, comme des espèces de bateaux à vapeur. C’était stupide, mais enfin je fais encore ce geste : je ne peux pas me débarrasser de ma technique. Voilà donc une technique du corps spécifique, un art gymnique perfectionné de notre temps.

Et on peut continuer comme ça des heures, en posant des questions qui tuent:

  • L’estoc plus mortel que le serpent ?
  • La garde « bigornio » (bigorne ou boeuf ou autre chose, de toute façon, l’idée est là) ?
  • La garde du bœuf et de la charrue (ochs et pflug) ?
  • Le coup « divergeant » (shielhau) ?
  • La longue pointe « noyau » de l’art entier ?
  • les frappes « interdites » (verbogen) ?
  • La porte de fer ?
  • La garde de la Dame ?
  • La balance ?
  • Etc ?

Et même sur des choses moins évidentes:

  • Pourquoi 12 techniques ?
  • Pourquoi 4 gardes ?
  • Pourquoi numéroter les gardes ?
  • Pourquoi interdire l’estoc ?
  • Pourquoi lutter ?
  • Pourquoi s’appeler « cape de fer » ou « notre père » (capo ferro et Pater Noster) ?
  • Pourquoi ne pas lutter ?
  • Pourquoi l’épée quand il y a le fleuret ?

Mesdames et messieurs: un NAGEUR !

Concluons donc, mes braves lecteurs

Rien n’est naturel, rien n’est logique, rien n’est instinctif, rien n’est évident. Et les Arts Martiaux moins que le reste. Tout est social et relatif à la culture voit naître, évoluer et mourir une pratique. Pour comprendre une pratique, il faut donc, à minima, respecter et comprendre la culture dont il est issu, mais aussi utiliser cette culture pour le comprendre, au lieu de faire coïncider nos propres modèles culturels, qui ne sont pas plus naturels et normaux. Attention, ne soyez pas cons ! Vous pouvez utiliser des outils modernes, comme des concepts modernes, pour parcourir les méandres d’une pratique passée. Mais ce ne seront que des outils. La pratique n’y collera jamais, elle ne s’y conformera jamais. Parce que son cadre est ailleurs.

En résumé, vous voulez faire des AMHE ? Pensez les chacun comme un art martial à part entière et n’allez pas piocher à droite et à gauche des réflexes qui ne sont ni adaptés, ni « normaux ». Il y a des manques ? Posez des hypothèses internes aux sources, et non pas avec d’autres sources, d’autres arts, d’autres savoirs. Et ne soyez pas cons.

Bien évidemment, le Carrousel n’est pas sociologue. Cet article est sûrement rempli d’erreurs pour certains. D’autres se diront peut-être que c’est juste un ramassis de prise de tête et qu’au fond, taper, c’est tout ce qui compte. Et pourtant, prenez deux minutes pour vous poser quelques questions: est ce qu’avant de faire des AMHE, tout vous semblait naturel ? L’aikido, ça vous semble naturel ? C’est naturel, le Francais comme langue de l’escrime sportive ? Ou bien est ce que c’est le résultat d’un long processus culturel et social ? Répondez à cette question, et relisez Mauss, à défaut de relire cet article facile. Et pensez aux AMHE. Vous verrez, si vous n’êtes pas trop butés, vous devriez en tirer quelque chose.

Et puis, souvenez-vous de la vraie leçon de Marcel Mauss:

Rien n’est plus technique que les positions sexuelles. 

BBOL537.pvw

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11 réflexions sur “Aujourd’hui, baby, on parle de sociologie du corps…

  1. Marrant et bien écrit

    Il manque juste un mot dans la phrase :
    cette nationalisation/racialisation des techniques est fortement à l’idée de départ:
    ça peut être « lié » ou « lapin »

    Sinon je crois que ce qui différencie les AMHE avec tous les autres arts martiaux, c’est que l’on se pose le genre de questions que tu liste au même moment qu’un feder nous arrive en droit dans la mirette… 🙂

    • Yep, faute notée.

      Ce qui différencie les AMHE, c’est avant tout que le prof est et demeurera toujours un bouquin. Le formateur ne peut qu’enseigner une méthode de travail, mais la technique, elle…. elle demeure inhérente à la source.

      Car non, adapter de l’escrime moderne avec une épée à deux mains, ce n’est pas de l’escrime ancienne. Culture, habitudes, tout ca tout ca.

  2. Formidable article, léger à lire , profond dans les propos et les références. Comme il est plaisant de voir les interrogations qui naissent autour des arts martiaux ; processus interrogatifs qui nous invitent à voir autrement d’autres sujets de société, à nous ouvrir à d’autres possibles. pour croiser de plus en plus ces questionnements j’ai le sentiment que quelque chose bouge dans les art martiaux. A la fois une partie qui s’ouvre et s’interroge sur la relation a « l’autre »; et une autre partie qui se durci, se rigidifie dans des techniques très dures, en rapport avec la peur de l’autre que cette société cultive en chacun.
    En tout cas merci pour cet apport.
    voici ma modeste participation
    http://blog.otium.fr/

  3. Enfin assez de temps pour le lire au boulot. Je félicite le Caroussel d’avoir pensé au Sieur Marcel Mauss dont je m’étais gardé l’article sous le coude pour pondre un truc (fumier !).
    Plusieurs points à soulever tout de même :
    – on parle des ryhtmes anglais comme inadaptés à la marche française (à moins que ce ne soit l’inverse) –> les Anglais sont eux-mêmes inadaptés et non naturels.
    – il manque la posta glanda dans la liste des gardes à revoir.
    – le systéma, en plus d’être chiant, c’est de la merde pour les AMHE, ça te pollue ton appréhension de la source (oui je sais que l’idée est là, mais il fallait le dire tout fort).
    Bisous 🙂

    • Le systema… c’est pas l’art martial scientiste soviétique ? Du genre l’art martial de l’homme nouveau ?

      Alors c’est pas chiant: c’est une abomination dans les AMHE.

      A quand l’alchimie reconstituée en laboratoire… oh attendez, Sanofi Aventis le fait déjà très bien. Ça a cependant changé de nom: on appelle ça de la chimie.

  4. Pingback: Pourquoi un dojo ? | Sur les pas de Mars

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