Le 22/11, Joachim Meyer ne se fige jamais.

De la même manière chaque bon escrimeur solitaire devra, pendant qu’il utilise son arme, percevoir toutes les spécificités de son adversaire, aussi bien que les siennes propres. Ainsi, on n’attaquera pas bêtement, alors que l’adversaire possède l’avantage. Il faudra utilisera son savoir et chaque type de pièce pour le provoquer et le pousser à la faute. Dès que l’on perçoit une ouverture, il faut attaquer avec finesse, vitesse et vivacité, poursuivre avec vigueur et discernement, et l’écraser avec de nombreuses pièces contre chaque partie de son corps, afin qu’il ne puisse faire aucune défense ni aucun travail utile. Ainsi, lorsque l’on aura matérialise une volonté, il faut se déplacer intelligemment, afin de ne pas être blessé par excès de confiance. Et quand il arrive, à cause d’un élément qui surgit à l’improviste, que l’on ne puisse pas réaliser son intention, il ne faut surtout pas se figer devant son adversaire, pour ne pas faire de choses inutiles. Au contraire, quand on pourra le faire, il faudra se retirer de manière correcte et se reprendre pour attaquer de nouveau. Ainsi il sera possible d’identifier avec finesse le défaut qui a averti votre adversaire de ce que vous vouliez faire la première fois. 

Discours détaillé sur l’art de l’escrime, Joachim Meyer, 1570, livre I, f°3r

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